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Comment gérer les sautes d'humeur pendant et après la grossesse ?

Tristesse, euphorie, irritabilité…Pour de nombreuses femmes, la grossesse est un enchainement d’émotions incontrôlables.

 

Comment appréhender ce phénomène naturel causé par un afflux d’hormones ?

 

Réponse avec Agnès Castor, sage-femme hospitalière.

Tout ou rien : l’impact des hormones

 

Ce qui vous arrive est certes déroutant mais tout à fait normal. « Les sautes d’humeur sont liées aux changements hormonaux du début de grossesse, puis à l’apparition progressive des œstrogènes et de la progestérone », indique Agnès Castor. Un cocktail explosif qui survient notamment au premier trimestre, période charnière de fatigue physique et bouleversements psychologiques. « Les hormones ne sont pas les seules responsables. Certains phénomènes, comme la prise de poids ou la fatigue, ont aussi une répercussion sur l’humeur. » Si ce chaos émotionnel s’améliore pendant le deuxième trimestre, il revient à la charge lors du troisième trimestre avec « l’impact physique des douleurs de la grossesse, l’appréhension de l’accouchement et une plus grande fatigue qui s’ajoutent aux phénomènes hormonaux ».

Parler de ses émotions sans honte

 

Une femme enceinte n’est pas censée tout supporter stoïquement, elle est désormais encouragée à exprimer ses ressentis. « Pour éviter de culpabiliser, elle doit parler de ce qu’elle ressent à son conjoint et entourage. Elle peut aussi aborder ses inquiétudes lors des entretiens prénataux précoces au 4éme mois de la grossesse ou bien lors des points de préparation à la grossesse. Tout cela pourra l’aider à relativiser ces bouleversements. »

S’observer pour se soigner

 

Pour gérer les sautes d’humeur, la mission du médecin homéopathe est de déceler la source du problème. « Le médecin homéopathe peut prescrire des médicaments pour lutter contre les troubles du sommeil, l’anxiété ou les problèmes physiques qui peuvent décupler ces sautes d’humeurs. Par exemple, une patiente à tendance agressive se sent moins bien le soir. Je vais lui recommander le médicament homéopathique adapté avant le diner et avant le coucher. En cas de besoin, elle pourra en prendre plusieurs fois par jour pendant la journée, sans aucun risque de surdosage ».

Sauts humeurs grossesse Boironmask

Le baby blues de la délivrance

 

Après l’accouchement, les hormones chutent en 48 heures. « La disparition des hormones placentaires soulage mais si la mère allaite, l’hormone ocytocine apparaît et cela amène une grande fatigue ». Rajoutez à cela l’impact physique de l’accouchement, les premiers jours avec le bébé, les visites à la maternité… Tout cela bouscule l’esprit et le corps de la nouvelle maman. « C’est une période délicate, la maman peut se sentir déprimée, incomprise, débordée. Il ne faut pas ignorer ses sentiments sinon cela peut évoluer en dépression du  postpartum. L’homéopathie pourra l’aider à gérer la fatigue, à améliorer  la récupération physique, à accompagner la montée de lait ou à gérer le stress ». Le recours aux médicaments homéopathiques est ainsi recommandé. Ils sont en effet sans effet secondaire et sans risque pour le bébé qui tête. N’hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou pharmacien.

 

La thérapeutique homéopathique sait aussi regarder le problème dans son ensemble. « On sait prendre en compte la relation mère-enfant. Si un bébé ne dort pas, cela aura forcément un impact, il faut donc traiter l’enfant afin de pouvoir aider la maman ». Cette thérapeutique a donc toute sa place, car elle peut être donnée aux nourrissons, à condition bien sûr de diluer les granules dans le biberon.

Ainsi soutenue par son entourage, la nouvelle maman peut appréhender son nouveau rôle avec sérénité et bienveillance.

 

Demandez conseil à votre médecin ou pharmacien qui saura vous indiquer le médicament adapté

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