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Quels sont les effets des hormones de grossesse sur la femme enceinte ?

Grossesse
Temps de lecture: 3 min

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La grossesse s’accompagne d’importantes modifications hormonales qui rendent la gestation possible mais qui engendrent aussi des désagréments comme des nausées, les jambes lourdes, une hyperémotivité…L’homéopathie apporte des solutions pour que la future maman puisse vivre pleinement sa grossesse.

Dès le début de la grossesse et durant neuf mois, le corps de la future maman est soumis à d’importants changements hormonaux. Ces modifications vont permettre l’implantation de l’œuf, la gestation, le développement du fœtus, la préparation du corps à l’accouchement, le déclenchement du travail et l’allaitement. Toutefois, cette élévation des taux d’hormones de grossesse peut occasionner des maux gênants pour le quotidien…

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La constipation, les ballonnements et les flatulences

La progestérone est l’hormone de la grossesse par excellence. Au premier trimestre, elle permet notamment de préparer l’utérus pour que l’embryon s’implante, puis elle joue un rôle important dans le développement fœtal et la maturation de l’utérus. Elle a un effet relaxant sur les fibres de l’utérus, limitant ainsi les risques de contraction et d’expulsion prématurée du fœtus. Mais elle a aussi une action sur les fibres musculaires intestinales, provoquant un ralentissement du transit, à l’origine d’une constipation et de ballonnements. En fin de grossesse, cet inconfort s’accentue en raison de la baisse de l’activité physique et de la pression que le fœtus, en raison de sa taille, exerce mécaniquement sur les organes. A noter : les femmes enceintes concernées par la constipation ont davantage de risque de souffrir d’hémorroïdes.

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Les nausées et les vomissements

Les nausées et les vomissements débutent généralement autour de la sixième semaine de grossesse, et s’atténuent vers la douzième semaine, avec un pic de fréquence vers la neuvième. Ces désagréments sont liés aux modifications des hormones de début de grossesse et notamment à l’augmentation de la production de l’hormone chorionique gonadotrope humaine (hCG). Le plus souvent, la nausée survient le matin, à jeun. Pour certaines femmes, cet inconfort se limite à un manque d’appétit et un dégoût pour certains aliments. Pour d’autres, il est assorti de vomissements et entraine des difficultés à s’alimenter. Des situations sévères peuvent se rencontrer, appelées dans ce cas hyperemesis gravidarum, ou vomissements gravidiques, nécessitant l’hospitalisation avec des perfusions.

Les jambes lourdes

Les hormones de la femme enceinte (œstrogènes et progestérone) ont tendance à diminuer l'élasticité des veines. Moins toniques, elles deviennent plus dilatées lorsque la pression sanguine augmente. De surcroît, le volume sanguin augmente de 30% environ pendant la grossesse, augmentant la pression dans le système veineux.

En fin de grossesse, ces éléments sont amplifiés par la compression exercée par l’utérus devenu plus volumineux : il comprime la veine cave inférieure, particulièrement quand la future maman est couchée sur le dos. Cette compression gêne le retour veineux, augmentant encore la pression sanguine dans le réseau veineux des jambes, à l’origine des symptômes de jambes lourdes.

En savoir plus sur les jambes lourdes
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Les troubles du sommeil

Les troubles du sommeil chez la femme enceinte sont liés aux différents changements (anatomique, physiologique et psychologique) que vit son organisme durant neuf mois. Parmi ces changements, les modifications hormonales peuvent perturber ses cycles habituels de sommeil. L’élévation des taux d’œstrogène, de progestérone et de prolactine seraient plus particulièrement impliqués dans ces troubles du sommeil. Outre ces conséquences hormonales, l’installation du fœtus dans l’utérus stimule la vessie et oblige à se lever la nuit pour aller aux toilettes, le développement d’un « gros ventre » peut parfois perturber le fait de trouver une position confortable dans le lit. Enfin, le stress éventuel lié au déroulement de la grossesse et à l’accouchement à venir ; puis au dernier trimestre, les inquiétudes liées à l’accouchement sont des facteurs qui peuvent perturber la qualité du sommeil de la future maman.

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Les vergetures, l’hyperpigmentation et les problèmes de peau

L’augmentation de la production de certaines hormones de grossesse peut être à l’origine de différentes modifications de l’aspect de la peau, qui le plus souvent disparaissent après l’arrivée de bébé.

L’hyperpigmentation de certaines parties du corps (aisselles, aréoles des seins, ligne entre le pubis et le sternum…) est due à l’augmentation de la production de mélanine par les cellules de la peau, sous l’action des hormones de la grossesse. Cette hyperpigmentation peut aussi se traduire par l’apparition de taches brunes irrégulières sur les zones du visage les plus exposées au soleil : nez, joues et front. Il s’agit du masque de grossesse, appelé aussi chloasma ou mélasma.

Certaines hormones de grossesse produites en grande quantité fragilisent aussi les fibres de la peau qui perdent de leur élasticité. Au niveau des zones plus riches en tissu graisseux, comme l’abdomen, les cuisses, les fesses et les seins, les fibres du derme peuvent se fissurer et laisser des cicatrices rosées d’abord, blanchissant ensuite : les vergetures.

Enfin, la forte sécrétion d’hormones peut aussi être responsable de poussées d’acné, par hyperactivité des glandes sébacées qui fabriquent davantage de sébum. Produit en excès, il a tendance à boucher les pores de la peau, favorisant ainsi l’apparition de comédons et kystes.

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Hypersensibilité, hyperémotivité et sautes d’humeur

L’élévation des taux d’hormones de grossesse (œstrogènes et progestérone) a un impact sur les émotions et la sensibilité de la future maman. Après l’accouchement, la chute des taux d’hormones de grossesse est soudaine. Cumulée à la fatigue de l’accouchement, le changement du mode de vie, les visites à la maternité, la mise en place éventuelle de l’allaitement, la fatigue du post-partum peut parfois conduire à une déprime passagère, le baby blues. Cette sensation de tristesse et d’irritabilité dure généralement les 3 premiers jours et disparaît le plus souvent après deux semaines. En cas de persistance dans le temps, ou d’apparition de signes de gravité (perte d’appétit, sommeil très perturbé, fatigue intense, idées noires) il faudra rapidement consulter son médecin. La dépression du post-partum est un sujet tabou, dont on ne parle pas suffisamment. Il est normal qu’un tel bouleversement de vie représenté par la venue au monde d’un enfant puisse nécessiter un accompagnement spécifique, auprès de professionnels de l’écoute

L’homéopathie pour apaiser les désagréments de la grossesse

L’homéopathie est une solution pour apaiser les divers symptômes de la grossesse liés aux modifications hormonales. Bien qu’ils ne soient pas graves pour la future maman et son bébé, et bien qu’ils disparaissent généralement après l’accouchement, il est important d’en parler à un professionnel de santé. Des médicaments homéopathiques peuvent prendre en charge ces inconforts et permettre à la future maman de mieux vivre sa grossesse. Ils ne provoquent pas d’effets secondaires et sont compatibles avec d’autres traitements en cours. Ils peuvent aussi être prescrits par anticipation, chez une femme qui appréhende la reprise de symptômes au cours de la mise en place d’une nouvelle grossesse.

Important : durant toute la période de grossesse, la femme enceinte ne doit pas pratiquer d’automédication, ni consommer des compléments alimentaires sans en parler à son médecin ou sa sage-femme.