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Soulager l'allergie aux pollens grâce à l'homéopathie

4 min

Les pollens sont des micrograins produits par les organes mâles des plantes à fleurs, permettant la fécondation des plantes et la pérennisation des espèces. L’allergie aux pollens est une réaction excessive du système immunitaire de notre organisme en réponse aux pollens présents dans l’air. On parle d’allergènes quand ces pollens naturels sont responsables d’une réaction allergique. Celle-ci se traduit par des symptômes respiratoires et oculaires, voire cutanés. L’homéopathie contre l’allergie aux pollens peut prendre en charge ces manifestations gênantes et les prévenir.

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En savoir plus sur l’allergie aux pollens…

L’allergie est une réaction d’hypersensibilité du système immunitaire face à une substance à priori inoffensive appelée allergène. Naturellement présents dans notre environnement, les pollens de certaines espèces végétales entraînent des réactions allergiques (ou pollinoses) qui le plus souvent, se manifestent par des symptômes respiratoires et oculaires gênants. Plus rarement, les allergies aux pollens peuvent être responsables de réactions cutanées.

En France métropolitaine, du pollen est présent dans l’air quasiment toute l’année. Mais les périodes de pollinisations varient selon les climats et l’origine des pollens.

Le saviez-vous ?

Sous l’effet du changement climatique et de la pollution de l’air, on observe une augmentation des allergies aux pollens, avec des symptômes plus sévères et des périodes « à risques » plus longues. En 30 ans, ces pathologies ont été multipliées par 4 et aujourd’hui, elles concernent plus de 25 % de la population française. (1)

rhinite allergique Boiron

La rhinite allergique

Elle est aussi couramment appelée « rhume des foins », bien que cette dénomination fasse plus particulièrement référence à l’allergie aux pollens de graminées et à l’asthme allergique.

La rhinite allergique résulte d’une inflammation des voies aériennes supérieures : le nez, le rhinopharynx et le larynx. Elle se manifeste par un picotement du nez, des éternuements, des démangeaisons des narines et une congestion nasale : parfois, le nez est bouché et parfois, il coule.

Le rhume des foins multiplie le risque d’apparition de l’asthme par 4 environ (2) . Il peut le précéder et également rendre son traitement plus difficile.

Le saviez-vous ?

30 % des adultes, et 20 % des enfants âgés de plus de 9 ans (3) souffrent du rhume de foin, autrement dit de rhrinite saisonnière provoquée par une allergie aux pollens.

La rhino-conjonctivite allergique

Le rhume des foins peut s’accompagner d’une inflammation au niveau des yeux et plus précisément les voies lacrymales et la conjonctive (membrane qui recouvre la partie blanche de l'œil et l'intérieur des paupières). Outre les symptômes de la rhinite, les yeux picotent, brûlent et démangent. Ils larmoient et sont rouges. Les paupières sont enflées voire et collées. Les symptômes touchent généralement les deux yeux de manière symétrique, mais il peut arriver qu’un œil soit plus atteint que l’autre notamment si démangeaisons.

asthme allergique Boiron

L’asthme allergique

Cette maladie inflammatoire des bronches est une conséquence de l’inhalation d’allergènes présents dans l’air, et notamment des pollens. Elle se traduit par une inflammation de la paroi des conduits aériens. À la suite de cette inflammation, deux mécanismes se mettent en place : la paroi bronchique se contracte (« bronchospasme ») et un mucus épais est sécrété (« hypersécrétion bronchique »). Ces deux mécanismes cumulés limitent le passage de l’air vers les poumons : c’est la crise d’asthme. Elle se manifeste par des troubles respiratoires, une expiration ralentie et sifflante, une sensation d’oppression au niveau du thorax, une toux persistante et un essoufflement à l’effort. L’asthme allergique peut se développer à tout âge.

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Les symptômes cutanés

L’allergie aux pollens est aussi responsable de réactions au niveau de la peau, notamment en cas de transpiration associée (les pollens collent à la peau) et peut être l’un des facteurs à l’origine de crises d’eczéma atopique (ou dermatite atopique) ou de crises d’urticaire.

Les sujet dits « atopiques » présentent une inflammation chronique de la peau, la rendant très sensible aux facteurs environnementaux. Cette prédisposition augmente la réactivité au contact de pollens, qui se traduit par les symptômes classiques de l’eczéma atopique : rougeurs et démangeaisons, lésions liées aux grattages répétés…

Le saviez-vous ?

La relation entre l’exposition aux pollens et l’eczéma atopique a été mise en évidence par une étude clinique publiée dans le National Library of Medicine (4) . En exposant des personnes atteintes d’eczéma à des pollens de graminées, les chercheurs ont constaté une aggravation de leurs symptômes au niveau de la peau (démangeaisons, lésion) en lien avec le contact direct des pollens sur la peau préinflammée et indirectement en stimulant l’immunité allergique du sujet après inhalation.

Quels sont les principaux pollens allergisants ?

Parmi les pollens les plus allergisants identifiés en France métropolitaine, on recense des pollens d’arbres, d’herbacées et de graminées.

Espèces à risque allergique très élevé :

  • les graminées,
  • le bouleau,
  • le cyprès, le thuya, le genévrier et d’autres Cupressacées,
  • l’ambroisie à feuilles d’armoise (plante envahissante infestant certaines zones).

Espèces à risque allergique élevé :

  • la pariétaire,
  • l’olivier,
  • l’armoise,
  • l’aulne,
  • le noisetier,
  • le charme,
  • le platane,
  • le chénopode, l’amarante et d’autres espèces de la famille des Amaranthacées,
  • le plantain.

Les allergies dues aux pollens en suspension dans l’air surviennent majoritairement au printemps, car c’est à cette saison que la majorité des plantes émettent du pollen pour se reproduire. Selon les conditions climatiques et la situation géographique, la pollinisation de chaque espèce ne survient pas au même moment.

Le démarrage et la fin de la saison pollinique, ainsi que les concentrations de pollens dans l’air sont des données essentielles pour permettre aux personnes allergiques d’adapter leurs traitements et leurs comportements, et tenter de réduire les symptômes de l’allergie.

Vous pouvez obtenir des informations sur les plantes allergisantes, les émissions de pollens, les périodes et les régions concernées, en consultant l’un de ces sites :

  • L’Association Pollinariums Sentinelles de France (APSF) https://www.alertepollens.org/pages/association-apsf/
  • L’Association Agréée de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA) de votre région. https://www.lcsqa.org/fr/aasqa
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Que faire pour minimiser l’allergie aux pollens ?

Voici quelques conseils pour mieux vivre l’allergie durant les périodes de pollinisation…

A la maison :

Le soir, se rincer les cheveux, car le pollen se fixe sur la chevelure ;

Aérer les pièces de préférence avant le lever et après le coucher du soleil, car l’émission des pollens dans l’air commence au lever du jour ;

Éviter de s’exposer à d’autres substances irritantes ou allergisantes comme le tabac, les produits d’entretien, les parfums d’intérieur, l’encens…

A l’extérieur :

Éviter les activités qui impliquent une forte exposition aux pollens comme le jardinage, la tonte du gazon, le sport… Si elles sont obligatoires, les pratiquer en fin de journée et porter des lunettes de protection et un masque, se doucher et se changer après ;

Lutter contre l’infestation de l’ambroisie en signalant sa présence sur www.signalement-ambroisie.fr

Dans le jardin, éviter de planter des plantes ou des arbres émettant des pollens allergisants ;

Tailler les végétaux au stade du bourgeon pour limiter l’émission de pollens ;

Éviter de faire sécher le linge en extérieur, car le pollen colle au linge humide ;

En voiture, voyager les vitres fermées et penser à changer le filtre anti-pollens de la climatisation.

Porter des lunettes de soleil en cas de rhino-conjonctivite. Elles protègent des rayons du soleil, mais aussi du vent chargé de pollens ;

Ces consignes sont à suivre avec une attention particulière en cas de pics de pollution atmosphérique repérables sur le site de L’Association Agréée de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA) de votre région.

https://www.lcsqa.org/fr/aasqa

Quelles solutions homéopathiques pour soulager l’allergie au pollen ?

L’homéopathie s’attache à traiter d’une part, les symptômes apparaissant lors de la crise allergique et d’autre part, à mettre en place un traitement de fond spécifique en fonction de l’ensemble des symptômes.

Le traitement symptomatique tient compte de la localisation des symptômes allergiques, des sensations, des facteurs qui l’aggravent ou le soulagent et de l’ensemble des signes révélateurs de l’allergie. Qu’il s’agisse d’un rhume des foins, d’une rhino-conjonctivite, d’asthme ou de symptômes au niveau de la peau, l’homéopathie contre pour aider à traiter l’allergie aux pollens implique un traitement personnalisé, généralement mis en place à la fin de l’hiver, en prévention des périodes « à risque ».

« Tout le monde ne fait pas des allergies aux pollens » et un Le traitement homéopathique de fond, tenant compte du terrain du patient, vise à atténuer les symptômes allergiques et à anticiper les périodes à risque de poussée allergique. Sa mise en place repose sur un interrogatoire soigneux, évaluant le type de symptômes, les antécédents, le mode de vie, les conditions environnementales, etc. Les solutions homéopathiques contre l’allergie aux pollens sont adaptées. Elles n’occasionnent pas d’effets secondaires connus et sont compatibles avec d’autres traitements médicamenteux en cours.

Trouver un professionnel de santé qui pratique l'homéopathie

(1) https://www.larevuedupraticien.fr/article/epidemiologie-des-allergies

(2) https://sante.gouv.fr/sante-et-environnement/air-exterieur/pollens-et-allergies/article/effets-des-pollens-sur-la-sante

(3) https://www.notre-environnement.gouv.fr/actualites/breves/article/le-changement-climatique-facteur-d-augmentation-des-allergies-aux-pollens

(4) https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26044854/