
Pourquoi des professionnels de santé choisissent l’homéopathie ?
Médecins généralistes, spécialistes, sages-femmes, pharmaciens : nombreux sont les professionnels de santé qui prescrivent ou conseillent l’homéopathie. Les chiffres le prouvent. Les témoignages l’expliquent. Un pédiatre, une généraliste et une sage-femme expliquent leur intérêt pour cette thérapeutique.
61% des médecins généralistes utilisent les médicaments homéopathiques pour soigner leurs patients (1)
L’homéopathie est réellement intégrée dans l’offre de soins en France. Chaque jour, un médecin sur trois a recours à l’homéopathie en complément de traitements conventionnels qu’il prescrit à ses patients (2). Parmi eux, Marie-Hélène Amabile, médecin généraliste pratiquant l’homéopathie explique les raisons qui l’ont amenée à faire ce choix.
Les médicaments conventionnels et homéopathiques sont des moyens complémentaires. Les intégrer à notre pratique présente de nombreux avantages : on évite de rajouter trop de médications, il n’y a pas d’interaction avec les autres médicaments, sans effet secondaire connu et zéro risque d’accoutumance. L’homéopathie soigne tout le monde : du nourrisson au senior en passant par la femme enceinte.
Marie-Hélène Amabile, médecin généraliste

Sur les 20 000 médecins prescrivant quotidiennement des médicaments homéopathiques, 4000 ont une pratique experte (3)
Les professionnels de santé pratiquant l’homéopathie sont des médecins généralistes ou spécialistes, ainsi que des sages-femmes. Leur choix de se former à l’homéopathie correspond à une volonté d’élargir le spectre de leur réponses thérapeutiques pour apporter à leurs patients des solutions fiables et sans effet secondaire connu. Un pédiatre, un médecin généraliste et une sage-femme témoignent des raisons qui les ont amenés à intégrer l’homéopathie dans leur pratique.

J’ai commencé à soigner avec l’homéopathie quand j’ai ouvert mon cabinet en 1983. A l’époque, j’ai constaté que les pathologies de ville étaient différentes de celles rencontrées à l’hôpital. Les traitements hospitaliers, (antibiotiques, corticoïdes, entre autres), ne me semblaient pas du tout adaptés aux pathologies des enfants qui venaient dans mon cabinet. Et c’est l’efficacité de l’homéopathie qui m’a convaincu. En tant que pédiatre, je pense que soigner c’est bien, mais guérir, c’est mieux.
Pierre Popowski, pédiatre
Les médecins pratiquant l’homéopathie sont des généralistes ou des spécialistes. Ils sont diplômés de la faculté de médecine et ont choisi après leur cursus, d’enrichir leur pratique avec l’homéopathie. Ils décident alors de suivre une formation complémentaire soit dans une école privée d’homéopathie ou dans une université dont le diplôme est reconnu par l’Ordre des Médecins.
Marie-Hélène Amabile, médecin généraliste

C’est lorsque j’ai commencé à exercer mon métier de sage-femme que je me suis intéressée à l’homéopathie. Je voulais aider les patientes frustrées de s’entendre dire que si certains médicaments ne marchaient pas, nous n’avions pas d’autres solutions à leur proposer ou qu’il existait un vide thérapeutique pour certains maux considérés comme bénins. J’ai donc passé un diplôme universitaire en 2010. Aujourd’hui, j’interviens beaucoup en salle de travail, j’ai aussi une consultation à l’hôpital ; les patientes me sont adressées par des collègues ou les médecins du service.
Agnès Castor, sage-femme hospitalière

78 % des sages-femmes libérales ont fréquemment recours à l’homéopathie (4)
Depuis 2011, les sages-femmes sont autorisées à prescrire des traitements homéopathiques. Agnès Castor est sage-femme depuis de nombreuses années à la maternité de l’hôpital pédiatrique Robert Debré (Paris). Elle a fait le choix de l’homéopathie pour accompagner ses patientes durant leur grossesse, lors de l’accouchement et après.
L'automédication n'est pas autorisée chez la femme enceinte. Demandez conseil à votre professionnel de santé avant de prendre un médicament.
Il n’y a pas deux grossesses, deux mamans ou deux bébés qui se ressemblent. Or, l’homéopathie permet de proposer un traitement adapté en fonction des symptômes spécifiques de chacun. Elle intervient en première intention ou en complément des médicaments conventionnels. Elle est aussi très utile dans des cas où il n’est pas possible de prescrire un autre médicament.
Durant la grossesse, l’homéopathie aide les femmes enceintes qui souffrent de nausées, de vomissements, ou encore d’hémorroïdes. Elle peut intervenir sur le reflux gastrique, la constipation ou les mycoses.
Pour les nombreuses femmes qui souffrent de troubles du sommeil, l’homéopathie permet d’éviter d’arriver épuisée à l’accouchement.
Également, elle soulage les douleurs ligamentaires ou musculaires, les insuffisances veineuses comme la rétention d’eau.
Lors de l’accouchement, l’homéopathie intervient plus particulièrement sur les douleurs des contractions. Elle aide les contractions à être plus efficaces et le travail dure moins longtemps.
Après l’accouchement, L’homéopathie peut agir sur les douleurs post-opératoires, l’épisiotomie ou la cicatrice d’une césarienne. Certains médicaments peuvent prévenir la fatigue et l’anémie. Je peux aussi travailler sur la prévention d’une dépression post-partum si je constate qu’une maman est trop euphorique ou trop triste.
Enfin, l’homéopathie accompagne l’allaitement, elle permet de soulager les crevasses, l’engorgement, la lactation trop ou pas assez intense. Je peux aussi prescrire à une mère qui ne souhaite pas allaiter, un traitement sur mesure pour inhiber la montée de lait.
Agnès Castor, sage-femme hospitalière

50 % des cancérologues se disent ouverts à l’utilisation des médicaments homéopathiques en soin de support (5)
L’homéopathie compte parmi les médecines complémentaires faisant partie de l’ensemble des soins de support en oncologie. Elle intervient en parallèle des traitements conventionnels (chimiothérapie, la radiothérapie ou l’immunothérapie) et permet aux patients de mieux vivre leur maladie et les effets indésirables de leurs traitements comme la fatigue, l’anxiété ou la douleur. Elle permet une prise en charge adaptée des symptômes, sans présenter de risques d’interactions médicamenteuses délétères ou encore d’effets secondaires connus.
Le saviez-vous ?
En oncologie, les soins de supports visent à assurer une qualité de vie optimale au patient, durant tout son parcours. Ils englobent la lutte contre la douleur ; la prise en charge des effets indésirables de la chimiothérapie, la radiothérapie ou l’immunothérapie ; les problèmes diététiques ; le soutien psychologique et social ; l’amélioration de l’image corporelle et les soins palliatifs.
100 % des pharmacies les intègrent dans leur pratique quotidienne
Les médicaments homéopathiques se présentent principalement sous deux formes :
- le tube de granules qui en contient environ 80,
- et la dose (composée de globules) à prendre en une seule fois.
- Ils existent aussi sous forme de sirops, comprimés, unidoses, gel ou pommades.
Les médicaments homéopathiques sont présents dans les hôpitaux en France
Prescrits par des praticiens hospitaliers (médecins généralistes, spécialistes ou sages-femmes), les médicaments homéopathiques répondent aux mêmes exigences de fiabilité et de sécurité que les médicaments conventionnels. Les substances d’origines végétale, animale, minérale/chimique entrant dans leur composition sont rigoureusement sélectionnées. Leur fabrication est très réglementée et fait l’objet de contrôles rigoureux. Ils sont inscrits dans les pharmacopées française et européenne depuis 1995 et sont enregistrés en tant que médicaments par les agences de santé de nombreux pays.
Trouver un professionnel de santé qui pratique l'homéopathie
(1) ICOMED, médecins généralistes 2012, panel de 20395 médecins (à exercice libéral).
(2) Etude réalisée par IPSOS pour Weleda/Lehning/Boiron auprès de 302 médecins généralistes libéraux représentatifs de la population interrogée. Enquête réalisée entre le 4 et le 13 mars 2019. Si l’on s’autorise à extrapoler aux 58 400 médecins généralistes libéraux en activité sur le territoire (source : CNOM 2017), cela représente 20 000 médecins généralistes français qui prescrivent quotidiennement des médicaments homéopathiques. A noter que la moitié des médecins généralistes (51%) déclarent en prescrire au moins une fois par semaine.
(3) Données issues des industriels du médicament homéopathique.
(4) Etude IMAGO menée en 2013 auprès de 212 sages-femmes (exercice libéral).
(5) Etude « Oncologie, soins de support et homéopathie » réalisée auprès de 150 professionnels de l’oncologie (70 oncologues, 40 hématologues, 40 radiothérapeutes) par l’institut AplusA du 24 juin au 1er août 2014.



