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Syndrome des jambes sans repos : les ajustements du quotidien qui peuvent aider

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Caractérisé par l’envie incontrôlable de bouger les jambes surtout durant la nuit, le syndrome des jambes sans repos altère la qualité du sommeil. Cette pathologie est encore peu connue et mal expliquée et ses symptômes pénibles peuvent être soulagés, notamment par l’homéopathie.

Qu’est-ce que le syndrome des jambes sans repos ?

Le syndrome des jambes sans repos (SJSR) est aussi appelé « impatiences » ou « maladie de Willis et Ekbo ». Il se manifeste surtout le soir et la nuit, par des sensations pénibles dans les jambes, obligeant à les bouger régulièrement pour se soulager.

Ces désagréments peuvent prendre la forme de picotements, de fourmillements, de tiraillements, de décharges électriques ou de brûlures. Il n’y a pas forcément de douleur associée. Ils touchent généralement les deux jambes, parfois une seule et plus rarement les bras.

Les symptômes des jambes sans repos se manifestent lors des moments de repos ; le plus souvent, le soir ou la nuit en position couchée, lors de l’endormissement ou au cours du sommeil. Elles peuvent aussi survenir dans la journée, lors d’une immobilité prolongée en position assise (dans les transports, au spectacle, en réunion…)

La conséquence majeure du SJSR : un sommeil dégradé

En entraînant un besoin impérieux de bouger les jambes, le SJSR perturbe l’endormissement et altère la qualité de sommeil du sujet concerné et de son voisin.e de lit. 80 % des personnes atteintes présentent des secousses musculaires involontaires pendant leur sommeil (1). Elles se manifestent toutes les 20 à 40 secondes, sous la forme de crises durant 5 à 20 minutes et survenant plusieurs fois dans la nuit (1). Les micro réveils sont multiples et fragmentent le sommeil, donnant l'impression d'avoir mal dormi. Le SJSR a aussi souvent un effet collatéral sur le sommeil du conjoint qui peut avoir l'impression de recevoir des coups de pieds…

Le syndrome des jambes sans repos en chiffres

  • 6 à 7 % des Français présentent des symptômes épisodiques de SJSR (1).
  • 2 % d’entre eux souffrent d’une forme chronique (1).
  • Dans 20 % des cas, les bras sont touchés (1).
  • Les femmes sont deux fois plus concernées que les hommes (2).
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Une maladie encore mal diagnostiquée

De nombreuses personnes touchées par le SJSR ne parviennent pas à décrire ce qu’elles ressentent et n’ont jamais entendu parler de cette pathologie, qui se définit par la présence simultanée de cinq éléments :

  1. la nécessité irrépressible de bouger les jambes, avec des sensations désagréables : picotements, démangeaisons, fourmillements…
  2. un besoin accru de bouger lors des phases de repos ou d’inactivité, en particulier en position assise ou couchée
  3. une accentuation des symptômes le soir et la nuit
  4. un soulagement systématique lorsque la personne se déplace ou bouge les jambes.
  5. l’absence de pathologie autre pouvant expliquer ces symptômes (neuropathie périphérique, maladie de Parkinson, insuffisance veineuse, douleurs musculo-tendineuses, insuffisance rénale chronique, prise de médicaments antidépresseurs ou neuroleptiques, etc…)

Pour faciliter l’identification du SJSR et réduire l’errance diagnostique des patients, il existe un questionnaire permettant de le reconnaître et d’en évaluer la sévérité (3).

Le diagnostic n’est vraiment établi qu’à l’issue d'une polysomnographie, c’est-à-dire un enregistrement de nombreuses données physiologiques réalisé durant une nuit de sommeil, le plus souvent dans un centre spécialisé dans les troubles du sommeil.

… Et pas encore expliquée

Les causes du syndrome des jambes sans repos ne sont pas complètement élucidées et ses mécanismes sont complexes. Il existe fréquemment une prédisposition génétique. 40 à 60 % des patients atteints du SJSR auraient des antécédents familiaux (4). La science moderne s’oriente vers un dysfonctionnement du système de la dopamine, associé à un manque de fer dans certaines régions du cerveau, pourrait jouer un rôle dans l'apparition des symptômes.

Le saviez-vous ?

Les impatiences sont assez fréquentes chez les femmes enceintes.

Elles concernent 20 à 30 % des futures mamans lors du dernier trimestre de la grossesse (5). Il n’est cependant pas avéré qu’elles aient la même origine que celles survenant dans la population générale et les causes combinent la carence en fer et les modifications hormonales impactant la sécrétion de dopamine.

Bonne nouvelle : le plus souvent, elles disparaissent dans les semaines qui suivent l’accouchement.

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Au quotidien, quels gestes peuvent soulager le syndrome des jambes sans repos ?

Quelques mesures diététiques et d’hygiène de vie peuvent contribuer à prévenir et à soulager les impatiences :

  • limiter les excitants comme le café, le thé, l’alcool…
  • pratiquer une activité physique modérée ;
  • se coucher et se lever à heures régulières ;
  • en fin de journée, éviter les activités trop excitantes, comme une séance de sport ou un jeu vidéo ;
  • dormir dans une chambre fraîche sans trop se couvrir ;
  • avant de se coucher, se rafraîchir les jambes avec de l’eau froide ou les masser avec un gel « effet frais » ou encore, appliquer une poche de glace ;
  • utiliser un surmatelas rafraîchissant.

Quels sont les traitements contre les impatiences ?

Il n’existe pas à proprement parler de traitement curatif pour les jambes sans repos. Les traitements sont symptomatiques et permettent d’apaiser ses symptômes. Pour les formes graves du syndrome des jambes sans repos, lorsqu’il a un important retentissement sur la vie quotidienne et après correction d'une éventuelle carence en fer, un traitement médicamenteux pourra être prescrit par un neurologue si les symptômes persistent. Ces traitements imposent un suivi étroit du patient.

L’homéopathie pour les jambes sans repos

Les symptômes du syndrome des jambes sans repos peuvent être apaisés par un traitement homéopathique. Après un examen clinique rigoureux, le médecin pratiquant l’homéopathie interroge de façon précise le patient afin d’analyser ses symptômes propres, les circonstances déclenchantes et le terrain favorable à l’apparition du SJSR. Cette approche individualisée permet de déterminer un traitement homéopathique spécifiquement adapté à chacun. Les médicaments homéopathiques peuvent réduire les sensations pénibles sans entraîner d’effets secondaires connus. Par ailleurs, ils sont compatibles avec d’autres traitements médicamenteux et sont adaptés à tous, y compris les femmes enceintes. Durant la grossesse, l’automédication n’est pas autorisée, il est nécessaire de toujours demander un avis médical.

Questions fréquentes sur le syndrome des jambes sans repos