
Les cancers du pénis sont rares et surviennent le plus souvent après 60 ans. Leur traitement peut impliquer une intervention au laser, une chimiothérapie, une radiothérapie ou une chirurgie. L’homéopathie est un soin de support pour soulager leurs effets indésirables et pour mieux vivre la maladie.
Quels sont les symptômes d’un cancer du pénis ?
En général, un cancer du pénis (aussi appelé cancer de la verge) se manifeste comme un cancer de la peau. Le symptôme principal est une lésion le plus souvent au niveau du gland (1), au niveau du prépuce ou plus rarement le long du corps du pénis. Il peut se présenter sous la forme d’une petite plaque rouge, d’une plaie chronique qui ne guérit pas, d’une zone indurée au toucher ou d’une excroissance qui ressemble à une verrue.
Le cancer du pénis évolue lentement. Lorsqu’il est plus avancé, il peut occasionner des écoulements et des saignements. Enfin, il peut se propager au niveau des ganglions situés à l’aine et former de petites masses dures (« adénopathies »).
Les cancers de la verge sont généralement détectés lors d’un examen clinique du pénis, du prépuce et du gland. Le prélèvement et l’analyse d’un échantillon de tissu ou de cellules (biopsie) sont nécessaires pour établir un diagnostic fiable et précis.

Quels sont les facteurs favorisant un cancer de la verge ?
Certains comportements, substances ou états peuvent augmenter le risque de contracter un cancer de la verge.
Les infections à papillomavirus humains (VPH ou HPV en anglais) sont responsables de 5% (2) de tous les cancers dans le monde et de 40 à 50% (3) des cancers du pénis. Les infections à VPH sont très fréquentes, car les virus se transmettent facilement par contact au niveau de la peau (n’importe quelle partie du corps) ou des muqueuses (génitale, buccale). Les zones contaminées forment de petites verrues (« papillomes ») voire des lésions précancéreuses qui pourront, dans le temps, évoluer vers d’authentiques cancers.
Le saviez-vous ?
La contamination par le HPV est quasi inévitable : 70 à 80% (4) des hommes sexuellement actifs sont exposés au HPV. Avec le temps, la plupart des hommes éliminent le virus en 1 à 2 ans, mais le virus persiste chez 10 à 15% (5) d’entre eux. C’est la persistance virale qui constitue le facteur de risque de lésion précancéreuse puis de cancer du pénis.
L’absence de circoncision (posthectomie) est un facteur de risque indirect
La circoncision correspond au retrait chirurgical du prépuce, la membrane cutanée qui recouvre le gland. Retirer le prépuce diminue la surface de contamination possible, réduit la persistance du virus et donc réduit le risque de cancer du pénis. Les études montrent que la circoncision néonatale, surtout demandée par les parents pour des motifs religieux, est associée à une réduction du risque de cancer du pénis, cancer rare (6).
Un phimosis
Le phimosis est un rétrécissement fibreux de l’extrémité du prépuce qui empêche de décalotter complètement et facilement le gland. Il rend l’hygiène intime plus difficile et favorise l’accumulation de sécrétions (le « smegma ») composées de cellules mortes de la peau, de bactéries de la flore génitale et de sébum qui peut être la source d’une inflammation locale prolongée, laquelle favorise la survie du HPV.

Une mauvaise hygiène intime
Un défaut d’hygiène locale est un facteur contributif, en favorisant l’inflammation locale, entretenue parfois par des coinfections virales (herpès) ou bactériennes (chlamydiae, gonocoque). Cette modification du terrain local augmente le risque de persistance du virus et son intégration dans les cellules.
Le tabagisme
Le tabac est considéré comme un facteur de risque cumulatif pour de très nombreux cancers, dont le cancer du pénis, ainsi que d’autres cancers des régions génitale et urinaire, comme le cancer de la prostate. Le tabagisme chronique double (7) le risque de cancer du pénis surtout chez les hommes porteurs de HPV.
Le saviez-vous ?
Les cancers du pénis sont rares. Environ 400 à 500 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année en France, soit environ 1 à 2 nouveaux cas pour 100 000 hommes (soit moins de 1% des cancers masculins). Ils touchent principalement les hommes âgés, en lien avec l’évolution très lente du HPV, avec un diagnostic établi autour de 60 ans (8).
Comment prévenir les cancers du pénis ?
La prévention contre les cancers du pénis consiste à limiter les facteurs de risque, et cela dès le plus jeune âge. Elle passe par l’apprentissage d’une bonne hygiène, la régulation du comportement sexuel (multi partenariat responsable, usage des préservatifs masculins et féminins), le dépistage (examen clinique, recherche de portage HPV dans les urines), la vaccination contre les papillomavirus humains et la lutte contre le tabagisme.
L’importance de la vaccination contre les papillomavirus pour les garçons
Après avoir été recommandée aux filles en 2007, la vaccination contre les infections à papillomavirus humains a été élargie aux garçons âgés de 11 à 14 ans depuis 2021 avec une recommandation systématique. En effet, les hommes participent autant à la transmission de l’infection et sont aussi touchés par les infections à HPV. La vaccination permet de les protéger contre la survenue de lésions possiblement précancéreuses et de protéger indirectement les femmes au contact, contre les cancers en lien avec le HPV : col de l’utérus, vulve, vagin, anus et cavité buccale.
Depuis décembre 2025, un rattrapage vaccinal est possible pour les personnes des 2 sexes de 15 à 26 ans révolus non encore vaccinés.

Quels sont les traitements contre les cancers du pénis ?
Les cancers de petite taille et dépistés tôt sont traités à l’aide de crèmes qui permettent de détruire localement les cellules cancéreuses et pré-cancéreuses de la peau.
Certains cancers peuvent être traités par laser ou radiothérapie de contact (« curiethérapie ») permettant de cibler directement et précisément la zone concernée en évitant d’irradier les organes proches.
Lorsqu’une intervention chirurgicale est indiquée, l’ablation de la tumeur est réalisée en veillant à conserver le plus possible l’intégrité du pénis.
Lorsque le cancer s’est étendu aux ganglions situés dans l’aine, il peut être nécessaire de les retirer (« curage ganglionnaire ») et/ou de les traiter lors de séances de chimiothérapie ou de radiothérapie externe.
L’homéopathie, un soin de support lors des traitements
L’homéopathie est une médecine complémentaire utilisée en soin de support lors des traitements conventionnels contre le cancer. Elle est prescrite par de nombreux services hospitaliers d’oncologie pour réduire les effets indésirables liés à une chimiothérapie, une radiothérapie ou une chirurgie. Dans le cas d’un cancer du pénis, les médicaments homéopathiques peuvent permettre au patient de mieux vivre sa maladie : appréhension du diagnostic et des résultats d’analyses, gestion de l’anxiété, préparation à une intervention locale, troubles du sommeil, cicatrisation des plaies, récupération des effets cutanés et muqueux de la radiothérapie, lutte contre la fatigue et la douleur…
L’homéopathie comme soin de support est prescrite de façon individualisée en fonction des symptômes manifestés par chaque patient. Les médicaments homéopathiques peuvent être prescrits par l’équipe du service d’oncologie, un médecin généraliste ou un médecin pratiquant l’homéopathie. Ils sont sans effets secondaires connus et sont compatibles avec d’autres traitements en cours.
(1) https://www.urofrance.org/recommandation/recommandations-francaises-du-comite-de-cancerologie-de-lafu-actualisation-2024-2026-cancer-du-penis/ - consulté en avril 2026
(2) https://www.health-data-hub.fr/projets/les-infections-papillomavirus-humain-hpv-sont-impliquees-dans-5-des-cancers-et-responsables - consulté en avril 2026
(3) https://cancer.ca/fr/cancer-information/reduce-your-risk/get-vaccinated/human-papillomavirus-hpv - consulté en avril 2026
(4) https://www.mpedia.fr/art-papillomavirus-homme/ - consulté en avril 2026
(5) https://www.fncgm.com/images/college_ouest/contenus_scientifiques/persistance_recidive_avant_apres_ttt_bas_grades.pdf - consulté en avril 2026
(6) S Todd Sorokan, Jane C Finlay, Ann L Jefferies, Société canadienne de pédiatrie, Comité d’étude du foetus et du nouveau-né, Comité des maladies infectieuses et d’immunisation, La circoncision néonatale, Paediatrics & Child Health, Volume 20, Issue 6, August-September 2015, Pages 316–320, https://doi.org/10.1093/pch/20.6.316
(7) https://www.planetesante.ch/Magazine/Addictions/Tabac/Urologie-les-autres-mefaits-du-tabagisme - consulté en avril 2026
(8) https://www.gustaveroussy.fr/fr/news-les-cancers-masculins - consulté en avril 2026



