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La Douce-amère

De jolies fleurs mais des fruits très toxiques.

3 min
  • Nom commun :Douce-amère
  • Nom latin :

    Solanum dulcamara L.

  • Où la trouver :Originaire d'Europe et d'Asie septentrionale, elle pousse principalement dans les milieux humides et ensoleillés, jusqu'à 2 000 mètres d'altitude.
  • Propriétés :Plante toxique, à manipuler avec précaution.

La douce-amère - ou Solanum dulcamara L. en latin - est une plante herbacée grimpante de la famille des Solanaceae. Elle est cousine des tomates, des pommes de terre et des aubergines. Mais contrairement à elles, la douce-amère est très toxique ! Heureusement, de nos jours, les laboratoires pharmaceutiques savent parfaitement maîtriser ses composés phytochimiques.

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La douce-amère : une plante aux multiples noms

Morelle douce-amère, morelle grimpante, vigne de Judée ou vigne sauvage… la douce-amère possède de nombreux noms communs en Français. Les Anglos-saxons, eux, la nomment “bittersweet”. Un terme qui serait la traduction de l’ancienne appellation latine de la plante, “dulcis amara”. “Dulcis” signifiant doux et “amara” voulant dire amer. Quant à l’origine de son nom latin actuel, Solanum dulcamara L., rien n’est sûr. Pour certains, “Solanum” proviendrait de “solamen”, qui signifie réconfortant. D’autres avancent qu’il serait dérivé de “sol”, qui veut dire soleil en latin. Quant à “dulcamara”, là, c’est sûr : cela fait référence au goût, à la fois sucré et amer, des feuilles et des tiges de la douce-amère.

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La douce-amère : toxique et bienfaisante à la fois

La douce-amère est très riche en alcaloïdes stéroïdiens, essentiellement de la solasodine, de la soladulcidine et leurs dérivés glycosylés. Ces alcaloïdes sont surtout concentrés dans ses fruits verts. Bien que leur teneur s’amenuise au fur et à mesure du mûrissement, leur ingestion peut causer de graves vomissements et diarrhées, surtout chez les jeunes enfants. Et même une fois mûrs, ses fruits contiennent des saponines qui peuvent être responsables de sérieux troubles digestifs. Il est donc fortement déconseillé de consommer les baies de la douce-amère, ainsi que ses feuilles, tiges et racines ! De nos jours, les laboratoires pharmaceutiques savent transformer la douce-amère en solutions de santé. Pour cela, chez Boiron, nous n’utilisons que de jeunes tiges fraîches, feuillées et fleuries, provenant de France.

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De jolies petites fleurs en forme d’étoiles

Les tiges de la douce-amère peuvent atteindre plus de trois mètres de longueur au sol et plus d’un mètre de hauteur, en s'agrippant à la végétation autour d’elles. Ses feuilles sont alternes, parfois géminées au sommet, pétiolées ; les feuilles de la base sont entières et un peu cordiformes ; les supérieures sont découpées en trois lobes, les lobes latéraux sont très petits. Les fleurs de la douce-amère sont très reconnaissables. Regroupées en inflorescences, opposés aux feuilles, elles sont en forme de petites étoiles, d’une jolie couleur violette et leurs 5 étamines jaunes forment une colonne bien visible. Quant à ses fruits, ce sont des petites baies rouges, ovoïdes et brillantes, d’environ 1 centimètre de long. Mais attention : elles ne sont pas comestibles ! Sauf pour les oiseaux, qui en consomment en fin de fructification, lorsqu’elles sont moins toxiques, assurant ainsi la dispersion des graines dans leurs fientes.

La douce-amère : une plante facilement invasive

Originaire d'Europe et d'Asie septentrionale, la douce-amère a été introduite aux États-Unis, où elle est désormais très répandue, voire invasive dans certaines régions. Friches, bords des chemins, bois humides, berges des rivières ou tourbières : la douce-amère apprécie tous les sols humides, jusqu’à 2000 mètres d’altitude, du moment qu’ils sont ensoleillés. Dans ces conditions, la douce-amère peut se propager facilement, en s’enroulant autour des arbustes et des troncs d'arbres ou en s’étalant abondamment au sol.