
La mononucléose infectieuse aussi appelée « la maladie du baiser » est une infection virale qui se contracte par la salive. Elle entraîne de la fièvre, une fatigue intense et des maux de gorge sévères. Cette maladie ne relève d’aucun traitement conventionnel spécifique. Seuls les symptômes peuvent être soulagés, notamment en recourant à l’homéopathie.
Quels sont les symptômes de la mononucléose ?
La mononucléose infectieuse est une maladie virale provoquée par le virus Epstein Barr qui appartient à la famille des herpès virus.
Son incubation dure entre 4 et 7 semaines (1). Progressivement, en une ou deux semaines, un état fébrile et une fatigabilité à l'effort apparaissent. Ensuite, les symptômes se manifestent véritablement.
- Des maux de gorge sévères : la gorge est très rouge et parfois recouverte de dépôts blanchâtres ou grisâtres adhérents, ayant l’aspect de membranes (on parle de « fausses membranes »). La déglutition est douloureuse.
- Un gonflement des ganglions lymphatiques : des grosseurs douloureuses peuvent survenir dans le cou, plus rarement au niveau des aisselles ou de l’aine.
- De la fièvre : entre 38,3 °C et 40 °C, avec des frissons pendant 7 à 14 jours (1).
- Une fatigue importante voire un épuisement : la fatigue est probablement le symptôme le plus caractéristique et le plus prolongé de la mononucléose infectieuse (MNI). Elle survient chez la grande majorité des adolescents et adultes atteints de MNI et peut être disproportionnée par rapport à la fièvre ou à l'angine, devenant le symptôme le plus invalidant. Elle dure 2 à 4 semaines en moyenne en phase aiguë et se prolonge fréquemment au-delà, pendant 1 à 3 mois, parfois 6 mois.
- Une altération de l’état général : perte d’appétit, douleurs musculaires et articulaires, maux de tête. Les symptômes peuvent parfois ressembler à de ceux de la grippe, mais l’angine caractéristique et l’importance de la fatigue emportent le diagnostic.
Plus rarement, des plaques rouges peuvent se déclarer sur la peau. La rate peut aussi augmenter en volume (« splénomégalie ») dans plus de 50% des cas (3), ce qui ne provoque pas ou peu de symptômes. De très rares cas de rupture de rate conduisent à des urgences hémorragiques et chirurgicales.
Quelle est la durée d'une mononucléose ?
La durée de cette maladie infectieuse est variable. Après 2 semaines environ (3), les symptômes s’atténuent et la plupart des patients peuvent reprendre leurs activités habituelles. La fatigue peut cependant perdurer pendant plusieurs semaines et parfois des mois (3).
La mononucléose infectieuse est essentiellement symptomatique chez les adolescents et les jeunes adultes. La primo-infection de l’enfant de moins de 5 ans passe généralement inaperçue, ou se résume à un simple tableau d’angine banale et fébrile, mais sans la grande fatigue caractéristique des formes plus tardives. Que le sujet soit symptomatique ou pas, la primo-infection est immunisante.

Comment la mononucléose se transmet elle ?
Également appelée « la maladie du baiser », ou « la maladie des fiancés », le virus responsable de la mononucléose infectieuse se transmet par contact direct avec la salive d’un sujet infecté : lors d’un échange de baisers ou par la projection de gouttelettes lorsqu’un porteur tousse ou éternue (mais aussi par l’échange de verres, de couverts ou de brosses à dents).
La transmission de la mononucléose est maximale durant la phase aiguë de la maladie, c’est-à-dire quand la personne a de la fièvre ou des symptômes d’angine. Une fois cette période passée, le virus demeure dans la salive en petites quantités jusqu’à six mois après. Sa transmission reste alors moins fréquente mais toujours possible.
Lorsque le malade est guéri, le virus se loge dans ses ganglions, sans provoquer de récidive de la mononucléose. Il a alors acquis une immunité à vie, empêchant toute possibilité de nouvelle MNI. Par contre, une réactivation du virus peut se produire dans certaines circonstances (au décours d’une infection Covid par le Sars-Cov-2 par exemple ou chez un sujet transplanté). Une réactivation demeure asymptomatique chez le sujet immunocompétent, mais peut occasionner une fatigue importante, un syndrome pseudo grippal à minima et une angine fébriculaire chez les autres.
Le saviez-vous ?
95 % de la population mondiale adulte a été infectée par le virus Epstein Barr (4).

Comment éviter de contracter ou de transmettre la mononucléose ?
De très nombreuses personnes sont porteuses du virus Epstein Barr sans même le savoir et peuvent le transmettre par la salive. Il n’existe pas de vaccin contre la mononucléose, mais quelques mesures peuvent réduire les risques de la contracter :
- ne pas embrasser une personne atteinte de mononucléose ou récemment rétablie, car le virus reste présent dans sa salive pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois ;
- ne pas partager des objets personnels comme une brosse à dents, un rouge à lèvres…
- ne pas utiliser les couverts d’une personne infectée ;
- ne pas boire dans le même verre, la même bouteille ou la même canette ;
- si l’éviction scolaire n’est pas obligatoire, il est néanmoins conseillé de garder l’enfant ou l’adolescent à la maison durant la phase aiguë de la maladie, c’est-à-dire tant qu’il a de la fièvre et le mal de gorge ;
- différer les soins dentaires ;
- porter un masque ;
- nettoyer les objets entrant en contact avec la bouche, car ils peuvent devenir des vecteurs de transmission de la mononucléose : téléphones, jouets…
- se laver les mains régulièrement n’aura aucun impact sur la transmission de l’EBV mais demeure une mesure d’hygiène importante pour prévenir la transmission des maladies contagieuses en général et préviendra d’éventuelles co-infections.
Comment traiter la mononucléose ?
Il n’existe pas de traitement spécifique de la mononucléose infectieuse et les antibiotiques sont bien entendus inutiles contre des virus. Le « traitement » de la mononucléose vise à apaiser les symptômes et à soutenir l’organisme pour qu’il combatte l’infection.
- Contre la fatigue intense, il est recommandé de se reposer le plus possible, car l’organisme a besoin d’énergie.
- Pour soulager la fièvre, prendre un analgésique en respectant les dosages prescrits (demander conseil à un professionnel de santé).
- Pour apaiser les différents symptômes de la mononucléose, l’homéopathie constitue une solution respectueuse de l’organisme, sans effets indésirables connus et compatible avec d’autres traitements en cours. Après un examen clinique et un interrogatoire minutieux du patient sur ses symptômes, ses antécédents… le médecin pratiquant l’homéopathie prescrira un traitement individualisé à la personne et à ses symptômes ciblant chaque symptôme : fièvre, fatigue, douleur de gorge, difficultés à déglutir…
Questions fréquentes sur la mononucléose
(1) https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/mononucleose-infectieuse/definition-transmission-symptomes#:~:text=Les%20symptômes%20de%20la%20mononucléose%20infectieuse%20sont%20souvent%20importants.,de%20la%20mononucléose%20infectieuse%20apparaissent - consulté en juillet 2026
(2) https://www.msdmanuals.com/fr/professional/maladies-infectieuses/virus-herp%C3%A9tiques-herpes-virus/mononucl%C3%A9ose-infectieuse - consulté en juillet 2026
(3) https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/infections/infections-à-herpèsvirus/mononucléose-infectieuse - consulté en juillet 2026
(4) https://presse.inserm.fr/infection-par-le-virus-depstein-barr-un-nouveau-mode-de-transformation-cancereuse/27285/ - consulté en juillet 2026
(5) https://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/fichiers/guide-garderie/chap7-mononucleose-infectieuse.pdf - consulté en juillet 2026
(6) https://www.msdmanuals.com/fr/professional/maladies-infectieuses/virus-herp%C3%A9tiques-herpes-virus/mononucl%C3%A9ose-infectieuse - consulté en juillet 2026
(7) https://www.who.int/fr/news-room/questions-and-answers/item/mononucleosis-(glandular-fever) - consulté en juillet 2026


