L’homéopathie pour soulager les douleurs de croissance

Communiqué de presse - L’homéopathie des petits

La croissance est un processus qui débute in utéro et se prolonge jusqu’à l’âge de 16 ans environ. La vitesse de croissance n’est pas constante de la naissance à la puberté. En effet, les enfants connaissent des pics de croissance au cours desquels leurs os et leurs muscles travaillent et s’étirent plus rapidement. Ces étapes clés de leur développement peuvent engendrer des douleurs de croissance. Les enfants n’ont pas la même sensibilité et pour certains, ces phases sont très douloureuses.

L’homéopathie est une bonne alliée pour soulager les douleurs de croissance et peut être associée à d'autres traitements. Le docteur Vanessa Marco-Botti, médecin généraliste qui pratique l’homéopathie, nous présente ses observations et ses conseils.

Les pathologies liées aux poussées de croissance

Physiologiquement, les enfants grandissent de façon continue jusqu’à l’âge de 16 ans environ. Mais il existe des phases de croissance plus rapide, notamment entre 3 et 6 ans et entre 10 et 14 ans, à la puberté. Durant ces périodes, la croissance des os longs des bras et des jambes est plus active. Le squelette augmente en longueur plus rapidement que les tendons. Ce phénomène crée un stress de tension au niveau des muscles et de leurs attaches sur les os. Ces phases de croissance peuvent être source de douleurs, en raison de l’augmentation de la longueur des os et de l’étirement progressif des muscles et des tendons.

Voici les principales pathologies liées aux poussées de croissance.

Pour information, nous n’aborderons pas le retard de croissance qui doit faire l’objet d’une consultation spécialisée pluridisciplinaire et de traitements spécifiques.

MAQUETTE CROISSANCE

Les douleurs de croissance

Les douleurs de croissance sont la forme de pathologie musculosquelettique la plus répandue chez les jeunes de 3 à 12 ans. 37% des enfants âgés de 4 à 6 ans sont concernés (1).

Les symptômes sont faciles à reconnaitre : les douleurs sont diffuses au niveau des os longs des jambes (face antérieure de la jambe ou derrière les genoux), modérées et épisodiques. Elles se manifestent plutôt le soir et parfois dans la nuit. Enfin, il n’y a aucun signe inflammatoire : pas de gonflement ni de rougeur.

Les douleurs aggravées et favorisées par une activité sportive chez des enfants en phase de croissance (2)

On parle alors d’apophysoses de croissance. Il s’agit d’une inflammation localisée au point d’attache du muscle sur l’os. Dans ce cas, la douleur est localisée exactement au niveau de l’insertion osseuse des tendons, avec des signes inflammatoires comme un gonflement et parfois une rougeur.

Ces douleurs peuvent se situer dans différentes parties du corps :

  • Au niveau de la face antérieure du genou (20% des adolescents sportifs(3)), ce que l’on appellera la maladie d’Osgood Schlatter,
  • Au niveau de la pointe de la rotule, ce que l’on appellera la maladie de Sinding Larsen,
  • Au niveau du talon (en particulier le garçon sportif entre 8 et 15 ans (4) ), ce que l’on appellera la maladie de Sever.

Les douleurs liées à ces maladies sont progressives et mécaniques, c’est-à-dire qu’elles sont favorisées par le mouvement, notamment lors des séances de sport. Elles sont unilatérales ou bilatérales. Le repos permet néanmoins de les calmer.

Il faut savoir que le diagnostic est clinique. Des radiographies bilatérales et comparatives peuvent être proposées pour éliminer d’autres diagnostics.

La scoliose

La scoliose est une courbure pathologique de la colonne vertébrale. Elle peut exister dès la naissance ou apparaitre au moment des phases de croissance. On la retrouve chez 1 à 3% des enfants âgés de 10 à 16 ans (5).

Les scolioses peu sévères peuvent être asymptomatiques. En revanche, les formes plus sévères peuvent provoquer des douleurs chroniques du dos. Toutes les scolioses ne s’aggravent pas avec le temps, mais celles qui s’aggravent doivent être prises en charge rapidement pour éviter une déformation grave définitive.

Le diagnostic est clinique, confirmé par des radiographies.

L'apparition de la douleur chez l'enfant nécessite une consultation médicale. Le médecin établira le diagnostic et définira la prise en charge la plus adaptée.

Quelles prises en charge sont proposées aux enfants concernés ?

Pour les douleurs de croissance

Les premiers mots que je vais avoir vont viser à rassurer les parents et le jeune patient. Les enfants grandissent et leurs os travaillent, c’est un développement tout à fait normal. Cependant, certains enfants sont plus sensibles à la douleur que d’autres. Je vais donc leur proposer des solutions pour soulager ces douleurs, notamment de l’homéopathie.

explique le Dr Marco Botti.

Si l’enfant est particulièrement douloureux au moment du couché ou dans la nuit, le Docteur propose d’administrer un antalgique.

Pour les apophysoses de croissance 

On l’a vu, les apophysoses de croissance sont souvent liées au sport. En premier lieu, je vais donc demander quelle est la quantité de sport pratiqué dans la semaine car les douleurs peuvent être dues à un surentrainement .

À la suite d’un examen clinique et des questions posées, le Docteur propose, en fonction des cas :

Une diminution de l’intensité et de la quantité des activités sportives, voire un repos sportif de quelques semaines

  • Le port de talonnettes pour la maladie de Sever car la douleur est localisée au niveau de l’insertion du tendon d’Achille
  • De la kinésithérapie pour favoriser les étirements des muscles et des tendons concernés
  • Des antalgiques si besoin
  • De l’homéopathie pour aider à soulager les douleurs

« Ces pathologies guérissent complètement avec le repos sportif et de la patience ! » 

Mais Vanessa Marco Botti recommande « de consulter un médecin si les douleurs sont intenses et continues ou si elles sont situées à une articulation en particulier, afin de réaliser des radiographies pour éliminer d’autres causes de douleurs osseuses ou articulaires. » 

Pour les scolioses 

Si la scoliose est peu sévère et sans symptômes, le Docteur va la surveiller. En parallèle, elle donne des conseils de posture aux adolescents et leur demande d’éviter de porter leur cartable sur une seule épaule, pour ne pas créer une asymétrie.

Quand il commence à y avoir des douleurs, le Docteur va préconiser des antalgiques si besoin, de l’homéopathie et de la kinésithérapie.

 La scoliose se caractérise par des vertèbres qui tournent sur elles-mêmes. La kinésithérapie ne va pas redresser la scoliose mais elle va servir à muscler le dos et à travailler une bonne posture. Si le jeune patient développe des muscles bien toniques autour des vertèbres et qu’il apprend à se tenir droit, on parvient alors à compenser la courbure des vertèbres et à diminuer la douleur 

détaille le Dr Marco Botti.

Quand il s’agit d’une forme sévère de scoliose, c’est-à-dire qu’il y a une grosse angulation et une aggravation avec la croissance de l’enfant, il faut se méfier. La scoliose peut alors aboutir à des déformations importantes et des douleurs chroniques, y compris à l’âge adulte. Le médecin généraliste conseille une prise en charge par un spécialiste du rachis de l’enfant. Il pourra préconiser le port d’un corset voire une chirurgie (ce qui est plus rare).

Globalement, si les douleurs s’intensifient, si l’enfant se réveille la nuit, s’il est gêné dans son quotidien, s’il y a un retentissement sur son état général, il faut consulter son pédiatre ou son médecin généraliste pour ne pas passer à côté d’une autre maladie.

Communiqué de presse homéopathie des petits Croissance

L’homéopathie : une bonne alliée pour les douleurs de croissance

Le Dr Marco-Botti, médecin généraliste qui pratique l’homéopathie, explique que l’homéopathie peut aider :

  • Pour aider à soulager les douleurs musculaires, tendineuses, articulaires ou osseuses. Il est possible de donner des antalgiques en complément.
  • Pour accompagner la rééducation des petits sportifs chez le kinésithérapeute afin d’éviter les raideurs musculaires ou tendineuses.

Enfin, elle précise : « Il existe des médicaments de type constitutionnel en homéopathie qui prennent en compte la morphologie générale des enfants. Elle peut être longiligne, carrée ou encore hyperlaxe, avec tendance à la scoliose. Ces médicaments sont prescrits de façon chronique pour accompagner la croissance, le repos sportif, la kinésithérapie ou encore la reprise du sport. Je vais donner ce traitement pendant 3 à 4 mois, en complément des médicaments homéopathiques d’inflammation et de symptômes. Il va venir potentialiser l’effet de ces médicaments et permettre d’éviter les récidives. »

Les enfants concernés par les douleurs de croissance doivent être suivis régulièrement par un pédiatre ou un médecin généraliste afin de surveiller les courbes de taille et de poids et réaliser des examens cliniques du rachis et des articulations.

Vers qui se tourner ?

Pédiatres, médecins généralistes à tendance pédiatrique et pharmaciens peuvent conseiller de l'homéopathie en association avec les autres thérapeutiques recommandées. Une consultation homéopathique spécialisée sera nécessaire pour trouver un traitement homéopathique individualisé et ainsi aider l'organisme de l’enfant à se rééquilibrer.

Pour trouver un professionnel de santé qui prescrit de l’homéopathie ou pratique l’homéopathie, vous pouvez :

  • Interroger votre pharmacien
  • Solliciter gratuitement le Service Information Boiron, au 0 800 10 10 20 du lundi au vendredi
  • Consulter l’annuaire des professionnels de santé ci dessous.

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