Protéger ma peau cet été
Plaies, verrues, moustiques : protéger ma peau cet été
Eté douceur ?
Avec les beaux jours, viennent les activités de plein-air, les baignades, les barbecues, la plage et ses heures de soleil…
Mais l’été n’est pas toujours tendre avec notre peau : piqûres de moustique ou de guêpe, coups de soleils, verrues, ampoules ou écorchures pour les sportifs …
Les petits tracas de la peau ont chacun leur solution !
Soulager les piqûres d’insectes (moustiques, guêpes,…) et de végétaux
Les piqûres d’insectes (moustiques, guêpes, abeilles, etc.), mais également celles de végétaux, occasionnent des douleurs ou démangeaisons désagréables. Elles sont bénignes, à l’exception des réactions allergiques ou surinfections. La réaction de la peau après une piqûre d’insecte se traduit par la formation d’une rougeur et d’une boursouflure autour de la piqûre.
Comment prévenir les piqûres d’insectes ?
Utilisez un répulsif à insectes (insectifuge) que vous trouverez sous différentes formes : gel, spray, solution, bracelet, « prise électrique » …
En plein air :
- Les guêpes sont attirées par les fruits, le sucre et les viandes : lors d’un déjeuner en extérieur, pour éloigner les guêpes, mettez à l’écart un petit récipient rempli d’un aliment très sucré ou de viande, elles seront attirées par son odeur.
- Si des abeilles ou des guêpes arrivent en grand nombre, ne les chassez pas en gesticulant : elles ne piquent que lorsqu’elles se sentent menacées. Restez calme et éloignez-vous sans courir.
- Ne vous tenez pas à proximité de fruits tombés à terre, ni de poubelles mal fermées.
- Ne marchez pas pieds-nus dans l’herbe.
- Habillez-vous en couleurs claires : cela attire moins les insectes.
A la maison :
- Aérez en ouvrant les fenêtres du côté ombragé de la maison si possible : les insectes y sont moins nombreux.
- L’odeur de tomates, de géraniums ou de menthe plantés sur les rebords de fenêtre éloigne les insectes.
- Installer une moustiquaire au-dessus de votre lit ou aux fenêtres. Veillez particulièrement à protéger les bébés.
Que faire en cas de piqûre d’insecte ?
Le plus souvent ces piqûres sont bénignes et ne déclenchent qu’une réaction locale.
Cependant, si le sujet est allergique, si les piqûres sont très nombreuses ou si la piqûre est dans une zone critique (gorge, nez, yeux…) le cas peut être grave : dans ces 3 cas, rendez-vous aux urgences.
Outre ces situations d’urgence, les conseils sont simples :
- Ne vous grattez pas : cela accentue ensuite la démangeaison et peut engendrer une surinfection (les saletés cachées sous les ongles peuvent entrer sous la peau…).
- Humectez l’endroit de la piqûre pour rafraîchir la peau et calmer la démangeaison.
- Appliquez de la glace (enveloppée dans un torchon par exemple). Cela soulagera la plupart des douleurs dues à des piqûres.
- En cas de piqûre d’abeille, l’aiguillon et la glande à venin restent accrochées à la peau, et le venin continue à diffuser. Dans ce cas, retirez rapidement le dard. N’utilisez pas de pincette, la glande à venin pourrait éclater et libérer encore plus de venin(1).Bien nettoyer avec de l’eau et du savon, puis appliquer une solution antiseptique.
Soulager les piqûres d’insectes ou de végétaux : intérêt et particularités des médicaments homéopathiques
En cas de réaction localisée à une piqûre, des traitements locaux permettent de calmer les démangeaisons : dermocorticoïdes, anesthésiques locaux, antihistaminiques, phytothérapie ou homéopathie …
Le traitement des piqûres d’insectes illustre une particularité étonnante de certains médicaments homéopathiques : le principe de similitude qui revient à « soigner le mal par le mal » …
C’est un principe découvert il y a plus de 200 ans par un médecin allemand, le Dr Samuel Hahnemann.
Déçu par la thérapeutique de son époque qu’il ne trouve pas assez scientifique (c’est l’époque des saignées et des lavements !), il veut connaître et expérimenter les médicaments avant de les utiliser.
En traduisant un ouvrage de pharmacologie , il découvre que l’écorce de quinquina a des effets thérapeutiques pour soigner la « fièvre tropicale » (paludisme), alors que si elle est ingérée par un homme sain, elle est capable de provoquer les mêmes symptômes que cette maladie.
Il a alors l’intuition qu’on peut « soigner le mal par le mal » et il passe ensuite sa vie à expérimenter de nombreuses substances pour répertorier leur action toxicologique et donc leurs possibilités thérapeutiques … et pour vérifier par l’expérience la propriété étonnante qu’il a découverte :
| Une substance capable, à dose pondérale , de provoquer des symptômes chez un individu sain peut, à dose infinitésimale , guérir ces mêmes symptômes chez un individu malade. |

C’est ce qui l’amène à élaborer des médicaments « homéopathiques » du grec homéo = semblable et pathos = souffrance, obtenus par dilutions successives afin d’effacer l’effet toxique des substances et de ne conserver que leur effet thérapeutique.
Il découvre ainsi qu’un médicament élaboré à partir de dilution d’abeille à miel soigne les mêmes symptômes que ceux provoqués par sa piqûre(2) : œdème (gonflement) rosé d’apparition rapide, piquant, brûlant, soulagé par le froid, (soit les 4 signes cardinaux de l’inflammation : tumor, rubor, calor, dolor). Un même médicament pourra donc soulager les piqûres d’insectes mais aussi certains coups de soleils ou certains maux de gorge s’ils présentent ces symptômes caractéristiques.
(1) Source : centre antipoisons belge : http://www.poisoncentre.be/sommaire.php?lang=fr
(2) Pharmacologie et matière médicale homéopathique D. Demarque, J. Jouanny, B. Poitevin, Y. Saint-Jean
