Il paraît que l'homéopathie...

L’homéopathie fait encore l’objet de nombreuses idées reçues ; des stéréotypes souvent véhiculés par méconnaissance de sa réalité et de sa place dans la pratique médicale.

Parmi ceux-ci : l’homéopathie serait la médecine par les plantes ; l’homéopathie serait seulement utile pour les enfants ; l’homéopathie, ça mettrait du temps pour agir ; l’homéopathie ne serait utilisée que par des médecins spécialistes en homéopathie. Pour démêler le vrai du faux :

Il parait que « l’homéopathie, c’est la médecine par les plantes »

FAUXetVRAI

L’homéopathie est souvent confondue avec la phytothérapie qui s’appuie sur les vertus thérapeutiques des plantes.

Au-delà des plantes, l’homéopathie utilise également des substances d’origine animale (venin de serpents, abeilles, encre de seiche, calcaire d’huitres, etc.) et d’origine minérale ou chimique (graphite, soufre, mercure).

Autre différence importante en homéopathie, la substance de base (végétale, animale ou minérale) est diluée pour être utilisée à très petites doses. D’où l’expression populaire « à dose homéopathique »…

Il parait que « seul un médecin homéopathe peut prescrire de l’homéopathie »

FAUX

Les homéopathes sont des médecins qui, après leurs études de médecine, ont choisi de suivre un cursus spécialisé en homéopathie.

Aujourd’hui, au-delà de ces spécialistes de l’homéopathie, de nombreux médecins intègrent les médicaments homéopathiques à leur pratique pour traiter leurs patients : généralistes, pédiatres, gynécologues, chirurgiens, dentistes, etc.

Les pharmaciens ont aussi un rôle important pour conseiller l’homéopathie aux patients. Et, depuis 2011 en France, les sages-femmes ont le droit de prescrire l’homéopathie à leurs patientes.

Il parait que « l’homéopathie, on ne sait pas comment ça marche »

VRAI

Des travaux de recherche sont menés dans le monde pour comprendre l’activité des hautes dilutions, sans que le mécanisme d’action ne soit encore expliqué. Pour le mettre à jour, il faudra sans doute de la patience ; comme il en a fallu pour comprendre l’action de l’aspirine (1971) et de la pénicilline (fin du 20ème siècle). Ne pas connaitre le mécanisme d’action de l’homéopathie n’empêche pas les médecins et pharmaciens de constater ses effets pour la santé des patients.

Il parait que « l’homéopathie fait l’objet de recherches médicales »

VRAI

L’homéopathie est née de la recherche : pour mettre au point et comprendre l’action des remèdes, le Docteur Samuel Hahnemann menait les expérimentations sur lui-même, son entourage et ses patients.

Par ailleurs, des études cliniques ont prouvé l’effet des médicaments homéopathiques dans diverses pathologies. C’est le cas, par exemple, de l’équipe du Professeur Berrebi, à Toulouse, qui a mis en évidence l’effet antidouleur de médicaments homéopathiques sur la montée laiteuse après l’accouchement.

Plus de 5000 études publiées sur l’homéopathie sont consultables par les professionnels de santé sur le site web de Pubmed, principal moteur de recherche scientifique au monde.

Il parait que « l’homéopathie, il faut du temps pour que ça agisse »

FAUXetVRAI

Une des richesses de l’homéopathie est de pouvoir être prescrite dans les maladies aigües (celles qui surviennent brutalement et occasionnellement) et les maladies chroniques (qui reviennent régulièrement).

En aigu, le médecin prescrit un traitement homéopathique sur une période courte (quelques heures ou quelques jours) pour faire disparaitre rapidement les symptômes.

En chronique, le médecin prescrit un traitement homéopathique sur une période plus longue (plusieurs semaines) pour réduire l’intensité et la fréquence des crises du patient ; c’est le cas, par exemple, pour le rhume des foins, la sinusite chronique, l’eczéma, l’herpès, etc.

Il parait que « l’homéopathie, ce sont des médicaments »

VRAI

La pratique homéopathique consiste justement à choisir un médicament homéopathique pour prendre en charge une pathologie ou un symptôme.

Par ailleurs, les médicaments Boiron font l’objet d’une autorisation délivrée par les autorités de santé. Ce statut de médicament est une garantie de qualité qui assure, aux professionnels comme aux patients, de disposer de produits fiables (normes, contrôles pharmaceutiques, certification, etc.).

Comme pour n’importe quel médicament, le professionnel de santé a un rôle important pour le bon usage du médicament homéopathique. Demandez-lui conseil.

Il parait qu’ « en homéopathie, la dose de médicament est la même pour un adulte ou un enfant »

VRAI

En homéopathie, le médicament prescrit peut varier en fonction du patient, de son profil, de son historique médical, des symptômes qu’il manifeste : pour une même maladie, deux patients peuvent donc avoir un traitement différent.

En revanche, la quantité à prendre, pour les granules et les globules, est la même quels que soient le poids et l’âge, qu’il s’agisse d’un adulte, d’un enfant ou d’un animal (généralement 5 granules ou une dose-globules par prise).

Il parait qu’ « on ne doit pas toucher les granules homéopathiques avec les doigts »

FAUX

Toucher les granules homéopathiques avec les doigts ne modifie en rien leur qualité et les effets attendus.

Toutefois, par mesure d’hygiène, (beaucoup de maladies se transmettent par les mains), il est préférable d’utiliser le compte-granule qui facilite la prise de granules, sans avoir à les toucher.

Il parait que « la menthe et le café sont incompatibles avec l’homéopathie »

FAUX

Il est recommandé de prendre les médicaments homéopathiques dans une bouche vide et propre, si possible à distance des repas.

La menthe et le café, consommés à distance des prises de médicaments homéopathiques, sont sans incidence sur l’efficacité de la prescription.