
Comment soulager les poussées dentaires de l’enfant ?
La poussée dentaire est un long processus qui peut entraîner des symptômes très différents selon les nourrissons. Certains gestes simples complétés de médicaments homéopathiques permettent de soulager cette étape qui peut être éprouvante pour les enfants… Et les parents.
La poussée dentaire
L’apparition de la première dent est un événement digne d’une séance photo. Toutefois cette période de développement est souvent douloureuse pour le tout-petit et stressant pour les parents qui se sentent impuissants.
Heureusement, il existe des méthodes pour atténuer la souffrance de l’enfant comme le démontre le Dr Popowski, pédiatre.

Qu’est-ce que la poussée dentaire ?
La poussée dentaire correspond à la période où les dents de lait se forment dans les os des mâchoires, puis poussent vers la surface avant de percer la gencive. Ce processus naturel est souvent à l’origine de douleurs.
Les premières dents apparaissent en général entre 4 et 7 mois, par l’apparition des incisives centrales inférieures. Puis entre 6 et 10 mois, les incisives poussent ; entre 13 et 24 mois, les prémolaires, entre 16 et 23 mois, les canines ; entre 23 et 33 mois, les molaires. Chaque nourrisson a son propre rythme et les dents peuvent apparaître un peu avant ou après ces intervalles. Quoi qu’il en soit, les 20 dents de lait doivent être apparues avant l’âge de 3 ans.
Les symptômes de la poussée dentaire
Salivation abondante, joues rouges, sommeil agité, pleurs, envie de tout mordiller et de se frotter les joues, humeur grognon, fièvre inférieure à 38° C, gencives enflées et douloureuses… La poussée dentaire s’accompagne de nombreux symptômes qui varient d’un enfant à l’autre. Les phénomènes inflammatoires se majorant la nuit, les douleurs sont souvent plus importantes durant le sommeil de l’enfant.
Pierre Popowski, docteur en médecine et pédiatre, diplômé en homéopathie et en soins de support répond à vos questions…
« Quelle différence entre poussée dentaire et éruption dentaire ? »
« L’apparition des dents se fait en deux étapes. La première est la poussée dentaire responsable de la gêne occasionnée. Elle commence à partir du moment où l’enfant commence à baver vers 1 mois. Il salive beaucoup et bave, car il ne déglutit pas encore sa salive. Cette première dentition dure jusqu’à environ 3 ans.
L’éruption dentaire elle, dure de 2 jours à 10 jours maximum. La dent sort enfin et la gencive est très dure. Quand la dent ne veut pas sortir, il y peut même y avoir une ecchymose.»
Le saviez-vous ?
La poussée dentaire ne crée pas directement d’érythème fessier. C’est la production excessive de salive, qui, une fois déglutie, peut entraîner une acidification des selles, responsable de l’érythème de la peau à la sortie.
Les conseils pour soulager les symptômes de la poussée dentaire
Quelques gestes simples peuvent aider l’enfant à traverser ces périodes parfois difficiles, pour eux… Et pour les parents !
- Réconforter le bébé avec des câlins et des paroles rassurantes. Même s’il ne les comprend pas, un ton doux est apaisant pour lui.
- Essuyer régulièrement la salive qui coule au niveau de ses lèvres et de son menton afin d’éviter les irritations cutanées dues à l’humidité et à l’acidité.
- Masser les gencives du bébé en passant un doigt propre ou un linge humide parfaitement lavé. Il existe aussi des doigts de massage dentaire en silicone spécialement conçus.
- Lui proposer une sucette ou un anneau de dentition froid pour qu’il puisse le mordiller et soulager la douleur. Placer l’anneau au réfrigérateur, mais jamais au congélateur. Trop froid, il pourrait créer des lésions de la muqueuse buccale. Éviter les anneaux contenant un liquide que l’enfant pourrait ingérer s’il venait à se percer.
- Lui servir une alimentation froide comme des compotes et des yaourts s’il est en âge d’en manger, pour un effet antalgique par contact du froid.
- Lui donner éventuellement un analgésique pour calmer la douleur après l'avis d'un professionnel de santé, en respectant les doses indiquées par kilogramme de poids corporel et par jour.
Si certains gestes sont bénéfiques, d’autres sont déconseillés, voire dangereux.
- Ne pas appliquer de gels anesthésiants. Ils présentent des risques ces produits diminuent le réflexe de déglutition et peuvent être responsables de fausses routes alimentaires.
- Ne pas lui donner de légumes ou de fruits crus à mordiller, car ils pourraient rester coincés au niveau de sa gorge.
- Ne pas percer artificiellement la gencive pour « aider la dent à sortir », car cela favoriser l’émergence d’une infection.
- Ne pas appliquer d’alcool sur sa gencive.
- Ne pas frotter sa gencive avec un sucre, qui pourrait favoriser des caries sur les dents déjà externalisées.
- Ne pas utiliser un collier de dentition (type collier d’ambre). Ils ne présentent aucune preuve d’efficacité, et il est inutile de prendre le risque d’accident par étranglement ou étouffement.
La première visite chez le dentiste dès un an
Les dents de lait présentent un risque de carie dès leur apparition. La carie dentaire chez les nourrissons et les tout-petits est souvent appelée « la carie du biberon ». Elle survient le plus souvent au niveau des incisives supérieures, mais les autres dents peuvent également être touchées. Aussi, il est conseillé d’apprendre aux enfants de bonnes habitudes d’hygiène buccale dès leur plus jeune âge, ainsi que de consulter un dentiste autour de l’âge d’un an.

L’homéopathie pour soulager les symptômes de la poussée dentaire
Comme pour toutes les pathologies, la médecine homéopathique s’adapte aux symptômes décrits.
Elle n’occasionne pas d’effets secondaires connus. Elle peut tout aussi bien aider à la prévention de la douleur chez les bébés de 0 à 12 mois que gérer les symptômes d’une poussée dentaire déclarée. La proposition homéopathique est large est spécifique à chaque nourrisson : elle sera adaptée aux modalités de la douleur (à quelle heure ? Qu’est ce qui soulage ?) et aux signes d’accompagnement (comportement, humeur, aspect des selles, dermite du siège, hypersalivation, saignotement de la gencive).
Trouver un professionnel de santé qui pratique l'homéopathie
N’hésitez pas à consulter un pharmacien ou un médecin homéopathe qui saura vous conseiller sur le traitement à suivre.




